Retour sur la soirée Transition agricole ;)

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“Il était une fois Simone, une chasseuse-cueilleuse. Elle ramassait de manière quotidienne des graines, des plantes glanées ici et là et chassait parfois un peu de viande. Elle connaissait la diversité des plantes, les habitudes de chaque animal. Il y a 10 000 ans, les arrière-arrière-arrière-petits enfants de Simone commencèrent à se sédentariser, élever quelques animaux et à cultiver du blé, du riz. Quelques siècles plus tard les communautés humaines découvraient la rotation des cultures, ce qui a permis plus de variété. Arrive alors le 4e stade, le nôtre puisqu’il commence en 1970 ! Celui de la transformation alimentaire grâce à la baisse du prix de l’énergie, du développement de nouvelles technologies, produits chimiques, du labour, du Roundup, des herbicides… La Simon·e du XXIe siècle ne sait plus faire de couteau en silex, connait mieux les marques que les noms de plantes et se promène avec un barda fou dans un caddie rempli à 80% d’autre chose que d’alimentation ! En plus, Simone prend du poids mais aussi des gélules de vitamines et du magnésium. Nous ne consacrons plus que 15% de notre budget à ce que nous mangeons alors qu’avant la guerre on y mettait entre 30 et 50% du salaire familial. Aujourd’hui, nous ingurgitons plus de viande et de graisses, plus de sucres et des aliments de plus en plus transformés mais aussi pauvres en nutriments. D’après The Nation, ce serait en Afrique, terre de famines, qu’on trouve aujourd’hui les aliments les plus sains et de meilleure qualité ! Nous avons perdu le lien avec notre nourriture mais nous sommes également en train de perdre ceux qui nous nourrissent, les agriculteurs eux-mêmes qui ont un savoir-faire énorme. Ceux-ci sont mis sous pression pour produire toujours plus, et moins cher. Ils quittent la profession, se suicident. Dans son Utopie de 1516, Thomas More refaisait déjà le monde en gardant l’agriculture au centre et en promouvant le travail de tou·tes. Alors, se remettre aux fourneaux ? Sûrement ! Cultiver ensemble ? Sur nos communes aussi. Encourager l’agriculture locale de qualité, tel était le sujet du débat du 10 février. Encore merci à tou·tes !”

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